On n'oublie rien. Quand bien même on s'est efforcé du contraire: le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille.
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L'amour est la cause de tout: du désespoir, de la joie, de la vie, de la mort. N'est-ce pas? C'est l'origine, la source première.
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On se trompe terriblement: l'humanité ne se divise pas en deux. L'humanité ne se divise pas. Elle n'en finit pas de ce tordre sur elle même. Elle est une immense convulsion.
On n'oublie rien de ce qui nous a traversé.
Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd'hui je le sais: ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s'égarer dans la nuit profonde de la folie.
La vie, c'est un peu comme l'écriture, on ne trouve jamais ce qu'on cherche, on trouve autre chose, et c'est cette autre chose, surprenante, mystérieuse, troublante, qui en fait la beauté.
Dans la même œuvre
Mon enfance ressemble à une longue errance dans un couloir silencieux dont les issues auraient été condamnées.
Durant des années le temps paraît linéaire, malgré les écueils, les soubresauts, les détours. Jusqu'au jour où une chute plus profonde fait voler en éclats les moindres repères.